La pierre sèche

Les constructions en pierres sèches façonnent les paysages des montagnes et des causses de Midi-Pyrénées. Ce système constructif ancestral répond aux préoccupations actuelles environnementales et patrimoniales.

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Principe constructif d’hier …

Ces murs sont dits en pierres sèches car ils sont montés sans mortier par calage des pierres les unes par rapport aux autres.  Les cabanes ainsi construites servaient d’abris aux bergers ou de resserre pour les outils des champs ou des vignes. Des murets de clôture ou de soutènement employaient également ce système constructif pour dégager des terrasses cultivables.

… en accord avec le développement durable

Une technique adaptée au terroir. 
D’un point de vue technique, les constructions en pierres sèches sont résistantes, du fait de l’absence de liant rigide. Elles acceptent ainsi de légers mouvements. Cette souplesse structurelle leur permet d’absorber les vibrations, secousses ou autres poussées de terres.

Un matériau local recyclable
La pierre sèche répond aux préoccupations du développement durable. En effet cette technique utilise le matériau local, pris sur place. Il n’y a donc pas ou peu de transport de matière première et aucun déchet, tous les éléments trouvant leur place dans le bâti.
Ces constructions sans liant nécessitent peu d’énergie, autre que manuelle, du fait de l’absence de produit comme les ciments, bétons ou autres mortiers très énergivores dans leur fabrication, transport, mise en oeuvre et recyclage.
La pierre est totalement recyclable : son retour à l’état naturel ne demande aucune intervention.

Photos par Laviers et murailler de bourgogne

Un patrimoine paysager
L’inscription dans le site est complète grâce à l’utilisation des matériaux issus du site. La pierre sèche participe à l’identité locale en permettant des restaurations patrimoniales de qualité et une valorisation du patrimoine vernaculaire : escaliers, cabanes, murets…

Un très beau film qui vous permet de suivre le travail d’un murailler Louis Cagin.
On vous le recommande vivement

Un rôle environnemental
Utilisés pour les terrasses agricoles, les murs en pierre sèche laissent s’écouler l’eau progressivement entre les pierres tout en retenant la terre. Ils permettent de limiter les ravinements trop violents et sont un bon moyen de prévention des risques d’inondation.
Cette technique permet ainsi de lutter contre l’érosion et d’optimiser la gestion de l’eau.
Les constructions en pierres sèches, grâce aux vides, niches et autres interstices permettent l’installation de flore et de faune, participant ainsi à la biodiversité.
Au niveau des terrasses agricoles, les murets créent un microclimat en stockant la chaleur le jour et la restituant la nuit, favorisant ainsi la qualité gustative des productions agricoles.

Support de développement économique
En terme de coût global, sur le cycle de vie d’une construction, la pierre sèche présente une réelle valeur économique : matériaux et emplois locaux, absence de produits industrialisés énergivores, entretien et maintenance faciles si elles sont réalisées régulièrement, valorisation d’un savoir faire à travers l’acte manuel.

Une valorisation du travail de l’homme
Ce savoir-faire se transmet par la pratique : c’est une relation qui se fait d’homme à homme, sans technologie, sans machine. Cette activité manuelle est un véritable art qui impose le respect.

Article repris depuis le CAUE de l’Ariège.

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